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Brancusi par l'image filmée

  • il y a 14 minutes
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Au moment où Cristian Mungiu décroche la Palme d'or 2026 pour "Fjord" paraît un ouvrage collectif qui dévoile la richesse du cinéma roumain : "Le cinéma roumain en contexte : esthétique, culture, politique", sous la direction de Dominique Nasta, Alina Popescu et Mircea Deaca, aux Éditions de l'Université Libre de Bruxelles. L’ouvrage est structuré en quatre parties : formes et langages du nouveau cinéma roumain ; représenter l’histoire et la mémoire ; le cinéma roumain et les autres arts ; politiques du cinéma roumain et circulation des œuvres.

 

La coordinatrice de l'option "Architecture & Cinéma", Roxane Enescu, contribue à la 3e partie par un article intitulé "Rapport tactile et haptique de Constantin Brancusi avec la matière à travers l’image filmée". Celui-ci propose une réflexion à la croisée du cinéma, de l’art et des théories de la perception, et observe les films réalisés par le célèbre sculpteur comme des œuvres qui dépassent leur simple fonction documentaire. Enescu émet l’hypothèse que ces images donnent à percevoir un principe actif, à travers lequel le corps du créateur semble investir l’espace filmique et prolonger son rapport à la matière. L’analyse s’appuie notamment sur les notions de haptique, développée par Deleuze et Guattari (1980) et celle de contour (de)formateur, proposée par Deleuze (1981). L'articulation de ces notions permet de mettre en évidence différents modes d’activation de l’espace, de la matière et, plus largement, du corps du spectateur engagé dans l'expérience perceptive et créatrice de l’œuvre filmée.

 

 
 
 

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